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European conference for WWD - Berlin, May 2007 PDF Print E-mail

Compte rendu de la conférence

 

Image Exemple 

   « European Network for Women with Disabilities » Berlin 2-4 mai 2007

  par Réponses Initiatives Femmes Handicapées (RIFH)

Rédactrices : Grâce Lecomte, Regina Ubanatu et Anne Vittet

 Nombre de pages : 2  (y/c : Atelier « Maternité » par Anne Vittet )

La Conférence européenne organisée par l’association Weibermtz e.V pour les femmes handicapées s’est tenue à l’hôtel Esterel de Berlin du 2 au 4 mai 2007. Dans le cadre de « l’année européenne pour l’égalité des chances pour tous » cette conférence doit aboutir d’ici la fin juin 2007 à la création officielle d’un réseau européen pour les femmes handicapées. Seuls 12 pays étaient présents parmi lesquels la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, la Suisse, l’Estonie, les Pays-Bas, la Finlande, la France…

Après une succession de discours officiels et énergiques assurés à la fois par des militantes de 1er rang, des représentants de l’Etat hôte, Lydia la Rivière-Zijdel (Pays-Bas) donne le ton  :  « Rien à propos des femmes handicapées, Rien sans les femmes handicapées ! »
 
Au delà d’une volonté commune de mise en réseau, ce colloque a été l’opportunité pour des centaines de femmes d’exprimer leurs visions, leur rêves, leurs aspirations, leurs difficultés et de poser les enjeux sur leurs conditions de vie en Europe. Toutes leurs problématiques ont trouvé, à cette occasion, un lieu de résonance et ont permis d’élargir certains thèmes :
 
Comment identifier ces femmes handicapées en Europe ? Qu’en est-il de la situation de ces femmes dans états de l’Europe centrale et de Europe de l’Est par exemple?
 
Avant de s’intéresser aux conditions de vie, faut-il encore identifier ces femmes et notamment savoir si celles-ci sont rattachées à des structures existantes ou agissant individuellement.
 
En dehors de grandes organisations européennes telles que DPI, le Forum Européen des Personnes Handicapées (Section des Femmes)[2],  le Lobby Européen des Femmes, il est recensé pas moins de 19 associations nationales de femmes handicapées. Ce qui n’est si mal lorsqu’on a parfois le sentiment de sentir isolée dans son combat. L’inconvénient par qu’il y en a forcément un : toutes ces organisations sont disséminées ici et là et demeurent pour la plupart sans réel moyen d’échanges, de partage de connaissance et de mise en commun d’expériences de vie. D’ou l’idée d’un réseau !
 
Dans l’un des nombreux ateliers dédiés à cette question « Overview : networks for women with disabilities in European countries [3]» conduit par Anneli Joneken[4] (Suède), un groupe de 24 femmes ont pu librement échanger sur leurs propres structures, leurs missions et aborder en profondeur les thématiques qu’elles souhaitent être traitées comme prioritaires dans ce nouveau réseau, parmi lesquelles :» conduit par Anneli Joneken (Suède), un groupe de 24 femmes ont pu librement échanger sur leurs propres structures, leurs missions et aborder en profondeur les thématiques qu’elles souhaitent être traitées comme prioritaires dans ce nouveau réseau, parmi lesquelles :
  • Egalité des droits pour les femmes handicapées ;
  • Lutte contre toutes formes de discriminations (économiques, sociales, financières…) ;
  • Accès à l’information ;
  • Maternité ;
  • Accessibilité ;
  • Autonomie/Indépendance ;
  • Education/ Formation…
Ces domaines génériques n’ont en aucun cas excluent des domaines plus spécifiques aux femmes handicapées rarement abordés. Il a été question notamment de sujets brûlants (« Burning issues »)  comme les violences « structurelles », la situation de la personne vieillissante en situation de handicap, le recours à la stérilisation forcée des femmes handicapées, l’utilisation des personnes handicapées dans les réseaux de prostitution dans certains pays de l’Est. D’autres sujets tout aussi fondamentaux à la connaissance de toutes ont pris leur place dans les débats telles la sexualité, l’estime de soi, la maternité, la parentalité, l’adoption, l’orientation sexuelle…
 
Quels sont les bénéfices attendus par la création d’un réseau ?
 
Le réseau est sans contexte une possibilité d’avoir une visibilité des actions menées par les différentes associations européennes et à terme un partage d’expériences utiles à toutes les femmes handicapées d’Europe et d’ailleurs. L’expertise qu’ont menées certaines associations telles que DPI Italie[5] notamment sur la thématique des violences a retenu toute l’attention du public. Comment, en effet, rester sereines à la découverte de ce constat : « … les femmes handicapées sont davantage exposées aux abus sexuels et de violence ; elles demeurent des victimes silencieuses et de fait, en sont les meilleures cibles… » .
 
Outre la capitalisation d’expériences culturelles positives comme négatives. Un réseau pourra recenser les bonnes pratiques mais aussi dénoncer des comportements d’abus d’institutions et autres lieux de vies recevant des personnes handicapées, révéler certains cas de discriminations directes ou indirectes commises au-delà des frontières et ce, pour mieux les combattre….
 
Un réseau c’est aussi un formidable moyen de pression et être force de proposition au niveau des Etats membres.
 
Un réseau : pour quand, quel nom et avec quels moyens ?
 
A l’issue de la dizaine d’ateliers proposés par la conférence, toutes les femmes mesurent l’importance de la mise en place urgente de ce réseau dont le siège pourrait être à Bruxelles comme beaucoup d’instances européennes.
 
Un réseau donc mais avec les meilleures qualités du monde : ouverte, non bureaucratique, vigilante sur les droits, respectueuse,…
 
Pour ce qui est des membres rattachés à ce réseau, la plupart des associations souhaitent que les femmes handicapées soient « décisionnaires » de leur structure.
 
Des résolutions ont été formulées par 12 pays membres parmi les 18 exigés par l’U.E. Tous les pays préssentis convergent vers l’idée que cette structure doit répondre au mieux à des qualités morales et professionnelles avec un personnel salarié « femmes handicapées » de préférence et hautement qualifiées.
 
Plusieurs noms ont été proposés. Il a été convenu que le réseau puisse être identifié sous un acronyme à la hauteur, bien sur, de ses objectifs. A suivre donc…


[1] Eva-Maria Welskp-DeffaDirecteur général pour l’Egalité des Chances (Ministère fédéral pour les affaires familiales, les aînés, les femmes et les jeunes) & Karin Evers-Meyer (Commissaire du gouvernement fédéral pour les questions relatives aux personnes)
[2] European Disabilty Forum - www.edf-feph.org
[3] Etat des lieux des réseaux d’associations de femmes handicapées en Europe
[4] Activiste au sein de DPI depuis 1990. A. Joneken agit de 1980 pour les droits des femmes handicapées en Europe et plus particulièrement en Suède
[5] « Daphne Programs against sexual violence and their implications for women with disabilities » by Rita Barbuto – Regional Development Officer – DPI Europe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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